Agriculture au Burkina Faso

Le secteur agricole constitue une composante de l’économie du Burkina Faso. Il contribue pour 35 % au produit Intérieur Brut (PIB) du pays et emploie 82 % de la population active.

La production agricole est dominée par les céréales (sorgho, mil, maïs et riz), principales cultures vivrières, par le coton, principale culture de rente, et par l’élevage. L’arboriculture et le maraîchage occupent aussi une place non négligeable.

Agriculture familiale à Tanwalbougou, dans le département de Fada N’Gourma

Les terres à vocation agricole sont estimées à 11,8 millions d’hectares, mais seulement 5,7 millions d’hectares sont cultivées.

Houe sénoufo à manche court (vers 2010).

L’agriculture burkinabé est très majoritairement au début des années 2010 une agriculture familiale avec 900 000 exploitations  environ de moins de 5 ha, soit 72 % du total des exploitations. Les exploitations de plus de 20 ha, au nombre de 15 000 environ, sont très minoritaires. Elles sont en partie détenues par des investisseurs privés. Une classe intermédiaire entre 5 et 20 ha existe toutefois ; elle représente 335 000 exploitations, soit 26 % de l’ensemble.

Il s’agit d’une agriculture de type pluvial rythmée par l’alternance de la saison sèche (novembre à avril en moyenne) et de la saison des pluies (juin à septembre en moyenne), les mois de mai et octobre étant des mois de transition. La durée de chacune de ces périodes varie cependant selon les zones, la durée de la saison sèche augmentant lorsqu’on remonte vers la zone sahélienne du nord. Les surfaces irriguées sont faibles avec à peine 46 000 ha de périmètres irrigués et 37 500 ha de bas-fonds, très en deçà des potentialités.

Pour l’irrigation, ce pays a, en 2021, 1 100 barrages dont 40% sont en état de dégradation très avancé, 50% sont en état de dégradation moyennement avancé et seulement 10% sont en bon état.

Le secteur agricole burkinabé, malgré les progrès réalisés au cours des dernières années, souffre d’une faible productivité en raison de plusieurs facteurs défavorables : aléas climatiques, baisse de la fertilité des sols, faiblesse des infrastructures notamment des routes, manque d’organisation des filières (hors celle du coton), faiblesse des investissements, insuffisance de formation des ressources humaines…

En 2015, près de 100 000 paysans pratiquaient l’agriculture biologique.

Share