ARFA clôture avec succès le Projet de l’Agriculture Familiale Durable et de l’Economie Sociale

L’Association pour la Recherche et la Formation en Agroécologie(ARFA), en partenariat avec l’ONG Iles de Paix(IDP) a tenu durant quatre jours, les 8,9,10 et 20 Décembre 2021, des ateliers de clôture du projet de promotion de l’Agriculture Familiale Durable et de l’Economie Sociale, respectivement à Baskouré, Tibga, Diabo et Goughin. Ce projet a permis en 5 ans mise en œuvre, de renforcer les besoins de base des agriculteurs familiaux et micro-entrepreneurs de ces communes.

Le projet de promotion de l’Agriculture Familiale Durable et de l’Economie Sociale (AFD ES) a été mis en œuvre dans 30 villages des régions de l’Est (communes de Diabo (12 villages) et Tibga (6 villages) dans la province du Gourma) et du Centre-Est (communes de Gounghin (6 villages) et Baskouré (6 villages) dans la province du Kouritenga). Le projet a consisté à faire la promotion d’une Agriculture durable et résiliente et d’une alimentation responsable à travers les renforcements des capacités des producteurs et organisations paysannes sur les techniques de productions agro-écologiques, de commercialisation et de stockage des produits agricoles.

Démarré depuis 2017, ARFA en collaboration avec l’ONG Îles de Paix ont reçu de la Coopération Belge au Développement un financement pour la mise en œuvre de ce projet quinquennal. Le projet est désormais à son terme d’où la nécessité de faire le clap de fin de projet pour présenter entre autres les résultats atteints, les difficultés rencontrées et prévoir une feuille de route pour garantir la pérennité des acquis.

Vue des participants à l’atelier de clôture de Diabo

« Le changement recherché, était d’accompagner les producteurs à améliorer les conditions environnementales, sociales et économiques des exploitations agricoles bénéficiaires du projet. C’est-à-dire, pouvoir vivre dans un environnement sain, avoir une production saine et suffisante, pouvoir stocker, transformer et commercialiser pour générer des revenus qui puissent leur permettre de faire face aux autres besoins de leur ménage ». Indique monsieur Abdoulaye TRAORE, Directeur Pays de l’ONG Iles de Paix.

Abdoulaye TRAORE, Directeur Pays de l’ONG Iles de Paix

 Par ailleurs, monsieur Salia HEBIE, Chef dudit projet n’a pas manqué de témoigner sa satisfaction au regard des résultats obtenus et des différentes approches utilisées qui ont permis « de transmettre des connaissances aux bénéficiaires, notamment grâce aux formations, aux partages de connaissances au seins des groupements et de l’intégration des techniques pour permettre à chaque exploitation agricole d’aller vers une situation meilleure. En matière d’AGR, nous avons pu développer des approches qui ont permis aux producteurs d’améliorer leur revenu. Sur la plan social, l’approche Conseil à l’exploitation Familiale (CEF) développée a amélioré la cohésion sociale dans les villages »

Quant à monsieur Lassina ZONGO, Préfet du département de Baskouré, il s’est réjoui de l’effectivité de ce projet qui a été d’une grande importance pour eux au regard des acquis engrangés. En ce sens que des gens ont pu améliorer leur production de façon durable. Ils ont développé aussi des techniques qui leur permettent de mieux produire, d’avoir plus de produits agricole pour les besoins de leur ménage.

Les bénéficiaires n’ont pas manqué exprimé à leur tour leur contentement vis-à-vis du projet. « De ce projet, nous avons bénéficié d’un appui pour la mise en œuvre de l’aviculture villageoise amélioré qui se décline en formation, en matériaux de construction de poulailler, d’un noyau reproducteur etc. Nous avons aussi bénéficié de plants pour la mise en place de haie vive. Ce qui me rend le plus fier c’est que la venue du projet a permis une amélioration substantielle de notre condition économique car ce projet nous a sorti de la misère ; les conseils et pratiques sur la culture maraîchère dont nous avons bénéficiés dès les débuts du projet en 2017, portent depuis lors des fruits. A n’importe quelle période de l’année nous produisons des légumes et j’arrive à subvenir aux besoins de mes deux femmes et de nos 12 enfants », affirme monsieur Karim YAMEOGO, producteur à Diabo. Et Monsieur Marcel YOUGBARE de renchérir en affirmant que « grâce au projet aujourd’hui j’ai un poulailler et je forme à mon tour des producteurs sur la conduite de l’aviculture villageoise améliorée.  Cela me permet de prendre en charge les frais de scolarisation de mes enfants et j’en suis fier et honoré ».

Une vue des bénéficiaires du projet

Fort de ces résultats, les bénéficiaires ont souhaité que les actions ne s’arrêtent pas là et que d’autres communes puissent bénéficier de telles actions.

Vanessa Combary .

 

 

 

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Bibata DAO

Chargée des Ressources Humaines